Entraînée je fus, presque à l'insu de mon plein gré (un coup de Pepina, tu t'en doutais), dans une aventureLouis_XIII_Poitier finalement assez plaisante : l'opération masse critique (si j'en entends un murmurer au fond de la classe une quelconque allusion à ma masse qui devient critique, je lui donne 500 lignes à copier). Il s'agissait (par l'intermédiaire du site Babelio) de choisir des livres dans une liste et participer à un tirage au sort. Le gentil éditeur, si tu étais sélectionné(e), t'envoyait le livre gratuitement en échange d'une critique sur ton blog. C'est pas de la pub ça hein ? (je te vois déjà lever un sourcil soupçonneux) D'autant qu'il était précisé que la critique ne devait pas forcément être élogieuse.

Donc me voilà partie pour un tête-à-tête avec Louis XIII, et un peu aussi avec Jean-Christian Petitfils qui nous a tenu la chandelle (et qui a publié cette biographie aux éditions Perrin).

Louis XIII, je le connaissais déjà un peu, grâce à la fréquentation assidue de Robert Merle au long des 12 tomes de Fortune de France (je t'en ai déjà parlé, remember ?). Mais je ne savais pas que ce roi était artiste aussi ! Le pastel que tu vois là à droite est de lui.

louisXIIIcouvPour commencer la critique de l'ouvrage, je vais jouer sur un terrain sur lequel on ne m'attend pas (mais je suis comme ça !) celui de l'objet-livre. Car, tu es d'accord avec moi, le livre n'est pas seulement une oeuvre de l'esprit rendu accessible par la lecture, c'est aussi un objet, avec son poids, ses couleurs, le grain du papier, la plastique des caractères. Et l'odeur. Oui l'odeur ! Tu n'as jamais humé la douce odeur de poussière et de moisi d'un vieil ouvrage retrouvé au fond d'une armoire dans une maison de vacances au bord de la mer ? Et c'est bien pour ça que tous les e-books du monde de remplaceront jamais un objet de papier (c'est mon avis et je le partage). Or donc, pour Louis XIII, première critique : encore un livre tout gros et tout mou impossible à lire au lit ! Je dis "encore" car ça m'est arrivé récemment avec l'intégrale des nouvelles de Katherine Mansfield (dont je t'ai déjà parlé) et "Tout Tintin" que monsieur de K a eu à Noël.

Et quand je dis tout gros, ça rigole pas : 970 pages ! ! ! Et même si tu enlèves les notes, sources et index, il reste quand même 860 pages à lire... Ce n'est pas pour faire peur à une grosse lectrice comme moi (encore un ricanement au fond de le classe ?...). Mais si ces pages pèsent 955g, qu'elles sont très fines (forcément) et ont tendance à se tordre, et qu'elles ne sont pas retenues parhalterobibliophile la couverture qui n'est pas rigide, ça finit par donner des crampes dans les mains et dans les bras ! Ils croient que les haltérophiles lisent les biographies de Louis XIII les éditeurs ? Pour les petites grand-mères (je t'ai vu, c'est toi qui ricane !), il aurait fallu séparer ce presque kilopage en 2 ou 3 tomes pour que la lecture ne s'assimile pas à une séance de musculation... À titre de comparaison, sache que les Paroles de Jacques Prévert en livre de poche s'envolent à 160g et que L'assomoir de Zola (on ne peut pas nier que ce soit du lourd !) plombe à 340g.

Mais je cause, je cause, et l'heure tourne et il faut absolument que j'aille ramasser les fraises pour la confiture (tant que j'y suis, puisque j'ai sorti la balance de cuisine !) (oui c'est vrai, pour les fraises c'est pas gagné...). Alors je te parlerai du contenu du iroisePtlivre la prochaine fois.

Et au fait, tu t'es laissé tenter par une petite balade poético-photographique en pays d'Iroise ? Clique sur l'image !