Bon alors y'a NicMo qui me cherche ! (dans les commentaires Nathalie - collection personnellede ma page du 10 janvier). Je suis donc obligée de faire une page sur les mots à double pluriel. En plus il donne une explication qui n'est pas la bonne ! Je ne peux laisser mes chers lecteurs (toi mon ange) dans l'erreur.

J'ai déjà disserté sur les pluriels en aux ou même les pluriels en breton, mais pas sur les pluriels doubles de :

- aïeul qui fait aïeuls (dans le cas de mes grands-parents) (qui ne sont pas nécessairement vivants, n'est-ce pas NicMo ...) ou aïeux (dans le cas de mes ancêtres en général).
Exemple : mes aïeuls sont issus de mes aïeux.
On pourrait même lui trouver un 3e pluriel à celui là : aaaiiieuuu (quand Fernand marche sur mon pied lors d'un tango langoureux)

Pendant que j'y suis, un p'tit coup d'étymologie : aïeul vient de aviolus (latin vulgaire ...) diminutif de avus = grand-père (d'où peut-être le abuelo espagnol ? Pepina nous le dira).

Leonce - collection personnelle- ciel qui fait ciels (quand c'est le ciel concret) ou cieux (quand c'est une idée abstraite).
Exemple : notre père qui êtes aux cieux, faites qu'il y ait moins de nuages dans nos ciels.

- oeil qui fait oeils (dans les mots composés) ou yeux (quand c'est un oeil, un vrai, un qui peut cligner ou pleurer).
Exemple : je vois de mes propres yeux par les oeils-de-boeuf de ma chambre sous les toits que tu boites à cause de tes oeils-de-perdrix.

Le premier qui me dit "y'a aussi miel, qui fait miels ou mieux" je lui tire l'oreille. Par contre, celui qui me dit "et les double singuliers, comme vieux, qui fait vieux ou vieil", alors là, celui-là il a le droit de revenir en deuxième semaine !

Bon, pi y'a aussi amour, délice et orgue, mais ça sera pour une autre fois, j'ai peur que tu fasses une overdose de grammaire.