04 juillet 2007

charade

figue

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30 juin 2007

cinq

auster                 duchampCouv

Le premier livre, je suis en train de le lire. Le deuxième, je t'en ai déjà parlé, tu t'en rappelles ? Quand j'ai vu la couverture du livre de Paul Auster, je me suis dit "J'ai déjà vu cette photo quelque part !...". Mais j'ai mis un bout de temps à trouver où ! Ensuite je suis arrivée à la page ou Paul Auster parle de cette photographie :

Le livre "L'invention de la solitude" est constitué de deux longues nouvelles "Portrait de l'homme invisible" et "The book of memory". Dans "Portrait de l'homme invisible", le narrateur nous parle de son père qui vient de mourir. Il a vidé sa maison et trouvé un paquet de vieilles photos. C'est cet extrait qui explique le titre de la nouvelle. La traduction est de moi, je réclame votre indulgence ...

From a bag of loose pictures : a trick photograph taken in an Atlantic City studio sometime during the Forties. There are several of him sitting around a table, each image shot from a different angle, so that at first you think it must be a group of several different men. Because of the gloom that surrounds them, because of the utter stillness of their poses, it looks as if they have gathered there to conduct a seance. And then, as you study the picture, you begin to realize that all these men are the same man. The seance becomes a real seance, and it is as if he has come there only to invoke himself, to bring himself back from the dead, as if, by multiplying himself, he had inadvertantly made himself disappear.
There are five of him there, and yet the nature of the trick photography denies the possibility of eye contact among the various selves. Each one is condemned to go on staring into space, as if under the gaze of the others, but seeing nothing, never able to see anything. It is a picture of death, a portrait of an invisible man.

Dans un paquet de photographies en vrac : une photo truquée prise dans un studio d'Atlantic City dans les années 40. Il y a plusieurs lui assis autour d'une table, chaque image prise d'un angle différent, si bien qu'au début on pense qu'il s'agit d'un groupe de plusieurs hommes. A cause de l'obscurité qui les entoure, à cause de l'absolue immobilité de leurs poses, on dirait qu'ils sont rassemblés pour une séance de spiritisme. Et puis en examinant la photo, on se rend compte que tous ces hommes n'en sont qu'un. La séance de spiritisme devient une vraie séance, et c'est comme si il était venu là pour s'invoquer lui-même, pour revenir d'entre les morts, comme si, en se multipliant, il s'était fait disparaître par inadvertance. Il y a cinq lui ici, et le trucage photographique les empêche de s'entre-regarder. Chacun est condamné à fixer le vide, comme sous le regard des autres, mais ne voyant rien, ne pouvant rien voir. C'est une image de mort, le portrait d'un homme invisible.

de  de  de

Je me suis dit alors que la photographie de Duchamp était un de ces "ready-made", une oeuvre d'art qui n'est rien d'autre qu'un objet de la vie courante, et j'ai voulu en savoir plus sur ces portrait multiplié par cinq qu'on prenant dans les foires aux Etats-Unis au début du 20e siècle.

J'ai fait plusieurs recherches dans gougueule, dont une sur le mot "cinq" et j'ai trouvé plein de trucs : "le club des cinq" (qui m'ont fait frissonner dans mon lit quand j'avais dix ans), "cinq" mot intéressant au scabble si on a un Q et pas de U (avec coq), cinq sens, cinq éléments, pentagone, cinq semaines en ballon, cinq-à-sept, Cinq-Mars, les cinq piliers de l'Islam, une équipe de basketball, le pyjama de Marilyn (5 de Chanel)

Cinq Poissons - Nicolas Vial
Hommage à une Sardine blogueuse

Mais aucune explication sur mes penta-portraits ... suite au prochain numéro !

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27 juin 2007

Rimbaud II

Une petite page d'attente (madame de Keravel est over-booked) suite à ma dernière page (datée du 22 juin ! Oh my goodness ! que le temps passe vite !)

Rêvé Pour l'hiver - Arthur Rimbaud - En Wagon, le 7 octobre 70illustration Ernst Heilemann - 1908

L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.

Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée…
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou...

Et tu me diras : "Cherche !", en inclinant la tête,
- Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
- Qui voyage beaucoup...

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22 juin 2007

Rimbaud

Suite à mon week-end à Charleville-Mézières, j'ai enquêté sur Arthur Rimbaud : effectivement, Filaplomb avait raison, il ne portait pas trop sa ville natale dans son coeur ...

Arthur Rimbaud par Ernest Pignon-Ernest

Lettre d'Arthur Rimbaud à Georges Izambard (son professeur de lycée, parti de Charleville, avec qui il s'est lié d'amitié) - Charleville, 25 août 1870 (le 19 juillet, la France a déclaré la guerre à la Prusse, d'où les pioupious, petit nom des fantassins pendant cette guerre de 1870 - Rimbaud a 16 ans)

Monsieur,

Vous êtes heureux, vous, de ne plus habiter Charleville ! - Ma ville natale est supérieurement idiote entre les petites villes de province. Sur cela, voyez-vous, je n'ai plus d'illusions. Parce qu'elle est à côté de Mézières, - une ville qu'on ne trouve pas, - parce qu'elle voit pérégriner dans ses rues deux ou trois cents de pioupious, cette benoîte population gesticule, prudhommesquement spadassine, bien autrement que les assiégés de Metz et de Strasbourg ! C'est effrayant, les épiciers retraités qui revêtent l'uniforme ! C'est épatant, comme ça a du chien, les notaires, les vitriers, les percepteurs, les menuisiers, et tous les ventres, qui, chassepot au coeur, font du patrouillotisme aux portes de Mézières ; ma patrie se lève !... Moi, j'aime mieux la voir assise ; ne remuez pas les bottes ! c'est mon principe.

Je suis dépaysé, malade, furieux, bête, renversé ; j'espérais des bains de soleil, des promenades infinies, du repos, des voyages, des aventures, des bohémienneries enfin ; j'espérais surtout des journaux, des livres...   
Rien ! Rien ! Le courrier n'envoie plus rien aux libraires ; Paris se moque de nous joliment : pas un seul livre nouveau ! c'est la mort ! Me voilà réduit, en fait de journaux, à l'honorable Courrier des Ardennes, - propriétaire, gérant, directeur, rédacteur en chef et rédacteur unique : A.Pouillard ! Ce journal résume les aspirations, les voeux et les opinions de la population ; ainsi jugez, c'est du propre !... On est exilé dans sa patrie !!! 

Edit quelques heures après :
Filaplomb me fait remarquer le néologisme "patrouillotisme" (sorte de coït surnaturel entre "patrouille" et "patriotisme") (et peut-être même "trouille). Et je me rends compte que j'aurais pu vous donner quelques explications, d'autant que j'ai découvert des mots intéressants à visiter :

Prudhomme (Monsieur Joseph), personnage d’Henri Monnier (la Famille improvisée, comédie, 1831; Grandeur et décadence de M. Joseph Prudhomme, id., 1853; Mémoires de Joseph Prudhomme, récit, 1857), prototype du petit-bourgeois ouvert au progrès, mais dont la curiosité est gâchée par le conformisme, le contentement de soi et la jobardise. (à ne pas confondre avec prud'homme)

prudhommesque adj. Litt. À la fois banal, niais et prétentieux. (de Prudhomme donc, et pas de prud'homme ...)

spadassin n. m. Litt., vieilli Assassin à gages. (et l'adjectif "spadassine" est donc aussi une invention rimbaldienne, de même que "bohémiennerie") (et l'adjectif "rimbaldien" n'est pas une invention keravelienne ...) ("keravelien" par contre est tout à fait inventé ! mais dans 150 ans, qui sait s'il ne sera pas entré dans le dictionnaire ?...)

Et un petit poème de Rimbaud, ça te dirait ?

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19 juin 2007

Madame de Keravel en week-end dans les Ardennes ...

... et à Charleville Mézière, capitale bicéphale et ville de Rimbaud (page à venir suivante)

Charleville MézièreCharleville MézièreVallée de la Meuse

Vallée de la Meuse

la Meuse à Charleville

un immeuble bien occupé ;-)

oeil de boeuf

blanc
bords de Meuse à Charleville    Monthermé

Les photographies sont de monsieur de K

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15 juin 2007

le proxénète nigérien

La dernière fois qu'on est allés à la bibliothèque, monsieur de Keravel m'a tendu un livre en me disant "tiens, tu devrais lire ça". C'était "La vie devant soi" de Emile Ajar (alias Romain Gary), prix Goncourt en 1975.

Je ne connaissais pas Emile Ajar (ni Romain Gary) et je n'ai pas honte de l'avouer, même si ça casse mon image (commePhotographie Lehnert & Landrock - 1904 / 1930 le "j'veux du cuir !" de Souchon). Et ben j'kiffe trop ! Ca me fait penser un peu à Queneau (remember ?). C'est l'histoire d'un petit garçon,Momo, ou Mohammed, fils de pute (au sens premier), élevé par une vieille juive qui yoyotte de la touffe, Madame Rosa. La langue est celle d'un garçon de 10 ans, savoureusement erronée et décalée. Je vous ai choisi un extrait que j'aime bien, car il me rappelle un autre livre dont j'ai déjà parlé.

Une petite musique à écouter en lisant ?   

   

Ce musicien aussi, c'est monsieur de Keravel qui me l'a fait connaître. Qu'il est fort ! je crois que je l'© © © (M2K, pas René !)

Photographie Lehnert & Landrock - 1904 / 1930Donc, comme j'ai eu l'honneur, quand je suis rentré avec Madame Rosa, après cette visite chez le docteur Katz, nous avons trouvé à la maison Monsieur N'Da Amédée, qui est l'homme le mieux habillé que vous pouvez imaginer. C'est le plus grand proxynète et maquereau de tous les noirs de Paris et il vient voir Madame Rosa pour qu'elle lui écrive des lettres à sa famille. Il ne veut dire à personne d'autre qu'il ne sait pas écrire (...) Ce noir dont je vous parle, Monsieur N'Da Amédée, était en réalité analphabète car il était devenu quelqu'un trop tôt pour aller à l'école (...) Monsieur N'Da Amédée s'asseyait sur le lit (...) ou alors il mettait un pied sur le lit et restait debout pour expliquer à Madame Rosa de qu'elle devait dire par écrit à ses parents. Quand il parlait, Monsieur N'Da Amédée faisait des gestes et s'émouvait et finissait même par se fâcher sérieusement et par se mettre en colère, pas du tout parce qu'il était furieux mais parce qu'il voulait dire à ses parents beaucoup plus de choses qu'il ne pouvait s'offrir avec ses moyens de bas étage. Ca commençait toujours par cher et vénéré père et puis il se foutait en rogne car il était plein de choses merveilleuses qui n’avaient pas d’expression et qui restaient dans son cœur. Il n’avait pas les moyens, alors qu’il lui fallait de l’or et des diamants à chaque mot.

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12 juin 2007

en ce jour de BAC français ...

Madame de Keravel comme vous ne l'avez jamais vue !... Cliquez-donc là dessus si vous l'osez :

jocondeToujours

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07 juin 2007

Chaud ... derlos

J'ai hésité entre les catégories "c'est du poulet" et
"Mme de Keravel critique littéraire", car c'est une lettre, certes, mais extraite d'un roman épistolaire (qui n'est pas un roman parlant de duel, même si ce roman-ci se termine effectivement par un coup de pistolet).

Madame Kiki Posuto parle de livre Bingo, celui-ci en est un pour moi. Beaucoup de gens connaissent ce livre, mais par l'intermédiaire d'un film (il y a eu au moins 3 ou 4 adaptations). J'aime beaucoup le film de Stephen Frears (avec Glen Close et John Malkovitch) les autres je ne les ai pas vus. Mais le livre est mille fois plus intéressant. On y déguste les turpitudes du couple Merteuil / Valmont, ces deux personnages qui exercent leur intelligence, leur finesse, leur ambition à embrouiller les autres dans des histoires de cul coeur (à l'époque il n'y avait pas le CAC40, les élections présidentielles ou Normale Sup, et les gens entreprenants n'avaient pas grand chose à entreprendre, surtout dans la noblesse ou il était de toute façon interdit de travailler).

Les liaisons dangereuses - Choderlos de Laclos - 1782
Lettre 100 : Le Vicomte de Valmont à la Marquise de Merteuil

Valmont a parié avec Merteuil qu'il séduirait Mme de Tourvel, parangon de vertu. L'enjeu : une nuit d'amour (avec la Merteuil, et vu le zèle de Valmont à gagner son pari, elle doit être un sacré bon coup !). Mais Mme de Tourvel, au moment de l'hallali saute dans son carrosse et détale.

on amie, je suis joué, trahi, perdu; je suis au désespoir : Madame de Tourvel est partie. Elle est partie, et je ne l'ai pas su ! et je n'étais pas là pour m'opposer à son départ, pour lui reprocher son indigne trahison ! Ah ! ne croyez pas que je l'eusse laissée partir; elle serait restée; oui, elle serait restée, eussé-je dû employer la violence. Mais quoi ! dans ma crédule sécurité, je dormais tranquillement; je dormais, et la foudre est tombée sur moi. Non, je ne conçois rien à ce départ; il faut renoncer à connaître les femmes.

Quand je me rappelle la journée d'hier ! que dis-je? la soirée même! Ce regard si doux, cette voix si tendre ! et cette main serrée ! et pendant ce temps, elle projetait de me fuir ! O femmes, femmes ! Plaignez-vous donc, si l'on vous trompe ! Mais oui, toute perfidie qu'on emploie est un vol qu'on vous fait.

Quel plaisir j'aurai à me venger ! je la retrouverai, cette femme perfide; je reprendrai mon empire sur elle. Si l'amour m'a suffi pour en trouver les moyens, que ne fera-t-il pas, aidé de la vengeance ? Je la verrai encore à mes genoux, tremblante et baignée de pleurs, me criant merci de sa trompeuse voix; et moi, je serai sans pitié.

Que fait-elle à présent ? que pense-t-elle? Peut-être elle s'applaudit de m'avoir trompé; et fidèle aux goûts de son sexe, ce plaisir lui paraît le plus doux. Ce que n'a pu la vertu tant vantée, l'esprit de ruse l'a produit sans effort. Insensé ! je redoutais sa sagesse; c'était sa mauvaise foi que je devais craindre.
(...)
Mais quelle fatalité m'attache à cette femme ? cent autres ne désirent-elles pas mes soins ? ne s'empresseront-elles pas d'y répondre ? Quand même aucune ne vaudrait celle-ci, l'attrait de la variété, le charme des nouvelles conquêtes, l'éclat de leur nombre, n'offrent-ils pas des plaisirs assez doux ? Pourquoi courir après celui qui nous fuit, et négliger ceux qui se présentent ? Ah! pourquoi ?... Je l'ignore, mais je l'éprouve fortement. (mon pauvre chéri, j'ai bien peur que tu sois amoureux ... NDM*)

Il n'est plus pour moi de bonheur, de repos, que par la possession de cette femme que je hais et que j'aime avec une égale fureur. (tu vois ! NTM) Je ne supporterai mon sort que du moment où je disposerai du sien. Alors tranquille et satisfait, je la verrai, à son tour, livrée aux orages que j'éprouve en ce moment, j'en exciterai mille autres encore.
(...)
Je n'ose tenter aucune démarche; je sens que pour prendre un parti il faudrait être plus calme, et mon sang bout dans mes veines.
(…)
Adieu, ma belle amie; s'il vous vient quelque idée heureuse, quelque moyen de hâter ma marche, faites-m'en part. J'ai éprouvé plus d'une fois combien votre amitié pouvait être utile; je l'éprouve encore en ce moment; car je me sens plus calme depuis que je vous écris : au moins, je parle à quelqu'un qui m'entend, et non aux automates près de qui je végète depuis ce matin. En vérité, plus je vais, et plus je suis tenté de croire qu'il n'y a que vous et moi dans le monde, qui valions quelque chose.

* NDM = Note de Moi

Lire d'autres lettres (ou tout le livre ?...), c'est .

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03 juin 2007

oldies but goodies

photographie Nicolas.FCe matin à Saint Cyr sous D** c'était la fête du vélo. Monsieur de Keravel a dit "Oh c'est la fête du vélo (c'est pas une répétition, c'est que je rapporte ses paroles) et justement aujourd'hui j'ai pas de vélo ... Mais la fête du vélo, c'est tous les jours, c'est comme la Saint Valentin !".

Ca m'a fait penser à ça (c'est la deuxième note de mon blog, t'imagines ?), et aussi à ça.

Et pendant la promenade dans le parc du château du Val Saint G**, en regardant la lumière verte qui coulait entre les feuilles comme au travers d'un vitrail de cathédrale profane, j'ai pensé à ça.

J'ai beaucoup pensé aujourd'hui, hein ? Ca fatigue !... C'est pas l'heure de l'apéro là ?

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31 mai 2007

handi ?

Spécial dédicace pour Olivier, chevalier à roulettes

Il est des périphrases qui m'agacent ...
Il est des circonvolutions de langage qui me hérissent le poil !

vespa400Pourquoi dit-on mal-entendant au lieu de sourd ?

Et pourquoi dit-on mal-voyant ? Aveugle c'est un gros mot ?

Et pourquoi ne dit-on pas mal marchant ? Mal sautillant, mal courant, mal dansant ?
On dit handicapé moteur.

"Baisse ton capot, on voit le moteur", c'est ce qu'on disait quand j'étais petite fille lorsqu'une copine en jupe nous montrait sa culotte par inadvertance.

Doit-on définir le handicap sur le plan "médical" comme la conséquence d'un état pathologique (maladie ou accident) ?
Ou doit-on le considérer sous l'angle "anthropologique" et, plus globalement, social, qui considère que le handicap est la résultante de la confrontation d'un être humain avec ses capacités et de son environnement avec ses exigences.
Est-ce que le handicap est la lésion (ou déficience) corporelle pathologique qui rend les personnes handicapées ou la situation créée par la société et le cadre de vie ?
Est-ce qu'une mamie qui doit monter ses sacs de courses au 6e étage quand l'ascenseur est en panne est handicapée ?
Est-ce qu'une maman avec une poussette qui se retrouve face à un escalier est handicapée ?
Est-ce qu'un paraplégique qui joue au basket dans une équipe handisport est handicapé ?

Nous dirons donc "personne en situation de handicap" au lieu de "handicapé", et cette périphrase là, je veux bien faire l'effort de la supporter ...

handi

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