01 septembre 2009
nuit
Qui se ressemble s'assemble ! J'ai lu, par pure coïncidence à deux jours d'intervalle, deux textes qui se ressemblent mais sont aussi très différents. L'un est doux et tendre comme une jeune fille évaporée ; l'autre est vindicatif et conquérant comme un amant pressé. L'un à côté de l'autre, ils se répondent et se regardent dans les yeux.
blanc
Henri Vincenot - La Billebaude - 1978
L'obscurité arrivait, lente, digne et fière. On la voyait monter au flanc du mont Roger, elle hésitait, puis gagnait la combe, lentement, avec ses voiles sombres flottant. Elle s'étendait doucement sur les près du bas de la montagne et repliait son écharpe sur le village pour se glisser dans les chambres et dans la grande salle.
blanc
Marie-Hélène Lafon - L'Annonce - 2009 
La nuit de Fridières ne tombait pas, elle montait à l'assaut, elle prenait les maisons, les bêtes et les gens, elle suintait de partout à la fois, s'insinuait, noyait d'encre les contours des choses, des corps, avalait les arbres, les pierres, effaçait les chemins, gommait, broyait...
PS : va faire un tour sur Fast-Portraits (clic - colonne de droite) : c'est le jour et la nuit !
17 août 2009
Gwen
Gwenn Teirbronn (ou Gwen Teir Bron ou Blanche aux trois seins), divinité celtique ou sainte bretonne du Ve ou VIe siècle, épouse de Fragan (saint fondateur de Ploufragan dans les côtes d'Armor) et mère de trois saints (d'où les trois seins !) : Gwezheneg (ou Ghéthénoc), Jagu (ou Jacut) et Gwenole (ou Guénolé).

Photographie prise à Plouguin Finistère
30 juin 2009
angoisse de la page blanche
Dorothée était assise à son bureau face à son lap-top ouvert et écrivait. Ou plutôt essayait d’écrire. Elle
travaillait à cette nouvelle sur une femme qui écrit et, paradoxalement, ne trouvait pas l’inspiration.
Cette mise en abîme lui donnait un peu le vertige comme ce tableau de Magritte où l’on voit un homme de dos regarder dans un miroir son reflet également de dos.
Pourquoi avait-elle tant de mal avec cette Dorothée ? Elle n’avait pourtant eu aucun mal à se glisser dans la peau de ce chasseur de légendes du XXIIe siècle ou de cette moniale du Xe siècle. Quand elle écrivait l’histoire de Blanche, elle pensait avec Blanche, elle mangeait avec Blanche, elle pleurait avec Blanche, elle devinait sans effort ce que Blanche pensait ou ce qu’elle allait faire. Blanche était sa créature, son double, sa sœur ; Blanche allait de soi et coulait de source. Blanche n’était pas née dans la douleur et vivait sans histoire. Enfin sans histoire, je me comprends, ça serait quand même le comble qu’un personnage de fiction existe sans histoire. Un abîme de nouveau !...
La femme écrivain de sa nouvelle restait hermétique, elle ne parvenait pas à s’identifier à elle. Avait-elle des angoisses de page blanche ? Avait-elle une fille qui était rentrée sur la pointe des pieds à 4h30 du matin ? Était-elle ménopausée ?
Hier soir, alors qu’elle était face à son vide d’idées, les doigts stériles et la tête molle, elle avait été submergée par un tsunami de colère. Les stigmates de sa frustration étaient encore visibles sur le plancher brillant du bureau : elle avait envoyé valser d’un revers de main une pile de feuilles blanches qui attendait innocemment à côté de l’imprimante. Les feuilles avaient explosé, éventaillé, voleté, dispersé, éparpillé façon puzzle au quatre coins de la pièce. Un petit paquet de feuilles restait bizarrement plié, érigé en un drôle de monticule, comme un soldat fauché par une rafale de mitraillette et tombé à genoux
05 juin 2009
celtes
Loin des "celteries" folkloriques à la mode chez les lecteurs de fantasy et les amateurs de Alan Stivell,
l'histoire des peuples celtes est à la base de l'histoire européenne.
On appelle celtes un ensemble de peuples ayant une langue, un art et une mythologie communs. Ils apparurent en Europe centrale vers le Ie millénaire avant JC. Ils essaimèrent dans toute l'Europe entre -800 et -300, date à laquelle ils occupaient l'espace de l'Irlande à la Turquie et à l'Espagne. Au IIIe siècle avant JC, ils se trouvèrent pris en tenaille entre deux peuples expansionnistes : les Germains au nord-est et les Romains au sud. Ils se réfugièrent à l'extrème-ouest du continent : Bretagne, Pays de Galle, Ecosse, Irlande. C'est pourquoi les langues bretonne et galloise (par exemple) sont très voisines.
Les celtes formaient un ensemble de sociétés complexes et diversifiées plutôt qu'un tout homogène. Les coutumes sociales et religieuses variaient beaucoup d'un bout à l'autre de l'espace qu'ils occupaient.
On les connait essentiellement par les blogueurs auteurs de l'antiquité classique (romains, grecs) qui les appelaient Celtes, Galates ou Gaulois (donc une vue un peu biaisée puisque ces peuples étaient leurs ennemis...). On les connait aussi par les fouilles archéologiques de Hallstatt (Autriche) et La Tène (Suisse).
Leurs artistes excellaient surtout dans les arts décoratifs, et en particulier l'orfèvrerie. Les oeuvres se caractérisent par une grande stylisation, des motifs géométriques ou torsadés inspirés de la nature (végétaux, animaux)
Tout ça pour en venir à la question de R.M. (qui par ailleurs a parfois des propos sensés) : les musiques berbère et
celte ont des sonorités très voisines, et il paraît (il paraît) que les celtes se seraient installés en Afrique du nord ? (il a rajouté "Ô toi madame de K que je vénère et devant qui je me prosterne jusqu'à terre" mais ma modestie m'oblige à le taire) Ben concernant cette question après moult recherches je peux dire qu'il semble bien que non. Les seuls recoins du net où j'ai vu des gens affirmer qu'il y eut des celtes en Algérie sont des forums (autant dire donc que ce sont des ragots de café du commerce). Il y a bien aussi un contributeur anonyme qui a répandu cette information dans plusieurs pages de wikipedia (dont celle sur les celtes), au prétexte qu'il y a des dolmens à Roknia, mais qui n'a pas du tout donné de référence crédible. Dolmen veut-il dire civilisation celte ? il semble bien que non ! sinon il faudrait admettre que les celtes sont allés jusqu'en Inde ! De plus, les dolmens en France par exemple sont datés entre le Ve et le IIIe millénaire avant JC, ce qui (voir plus haut) ne correspond pas à la civilisation celtique. Ce n'est pas parce beaucoup de dolmens se situent en Bretagne, pays de langue celtique, qu'il faut trouver une quelconque celtitude aux berbères (qui ont, je pense, de solides racines culturelles et n'ont pas besoin de cela !).
J'ai au contraire trouvé une référence qui semble digne de foi et qui dit le contraire, à savoir que la présence de celtes en Afrique du nord est billevesée, calembredaine et coquecigrue ! L'auteur explique même que "Le désir de retrouver, de part et d’autre de la Méditerranée, les mêmes faits archéologiques, expliquait et justifiait en quelque sorte la présence "celtique" puis française en Algérie". Attention terrain glissant !
Un peu de musique celto-berbère pour finir (ça existe en vrai hein, c'est pas des billevesées ça !) ? Mugar ou Thalweg ?
04 mars 2009
rien n'est plus beau que les mains d'un homme dans la farine
Il y a certaines demoiselles (Coumarine, Med'Céline, Pakita, Catherine) qui ont décidé d'organiser une semaine coquine dans la blogosphère, et je trouve ça absolument inconvenant !
Il a dit "Bon ! je vais préparer le dîner !" Je me suis installée dans un coin de la cuisine avec un verre de bourgueil et je l'ai dévoré des yeux.
Il avait relevé ses manches au dessus du coude et enlevé montre et bagues ; ses avant-bras et ses mains étaient nus et comme davantage vivants.
Il a d’abord pétri la pâte pour la brioche. Ses doigts s’enfonçaient dans la masse molle et blanche. Il la roulait en appuyant et la pâte élastique faisait un bruit mat lorsqu’il la jetait sur la planche.
Il a coupé en petits dés le cédrat confit. Les morceaux de fruit collaient au couteau et à ses mains. Il a léché le bout de ses doigts d’une langue gourmande et en sortant de ses lèvres ses doigts faisaient un petit bruit de baiser m
ouillé.
Pendant que la pâte levait, il a pris le rôti et avec un couteau pointu il a ouvert de petites fentes pour insérer des pointes d’ail, les poussant d’un doigt ferme profondément dans la chair. Puis il l’a enduit d’huile d’olive. Ses mains glissaient dans un mouvement de va-et-vient lent et appuyé sur la masse ferme et rose, enserrée dans une résille.
Il a allumé le four et l’air dans la cuisine a commencé à devenir plus chaud que celui de la terrasse assommée de soleil. Des perles de sueur se sont formées sur son front qu’il a commencé à essuyer d’un revers de son avant bras. Le col de son tee-shirt a commencé à s’auréoler d’une tache sombre qui s’élargissait, et son odeur animale s’est mélangée à celle de l’ail et du levain.
Il a pelé les pommes de terre d’un mouvement caressant et répétitif, puis les a passées sous l’eau en les frottant fermement pour enlever les traces de terre. Et il les a coupées en quartiers d’un geste sec et mécanique.
Une fois le rôti enfourné, il a lavé et essuyé le concombre avec des gestes doux et l’a coupé en tranches fines. Il a préparé une mayonnaise ; le battement rythmé de la fourchette contre le bol jouait une petite musique envoûtante. La sauce crémeuse prenait de la vigueur à chaque battement.
Enfin il s’est lavé les mains en les frottant longuement sous le jet et s’est passé de l’eau sur le visage, comme pour refroidir des ardeurs allumées sur ses joues. Ne trouvant pas le torchon, il s’est essuyé les mains sur les fesses de son jean. Puis il a attrapé mon verre, bu le fond de vin qui restait, léché la dernière goutte sur le bord du verre. Et il a dit « Bon, il reste une heure avant que le rôti soit cuit. On fait quoi ? »
24 janvier 2009
puce
D'habitude je n'aime pas trop t'assommer avec un texte long, mais cette fois je me suis dit que tu pouvais t'armer d'un peu de courage pour arriver au bout de celui-là.
Edit du 25 janvier : texte corrigé suite aux remarques agaçantes J mais néanmoins pertinentes de madame Loïs de Murphy.
Le petit jour colorait à peine de gris l’interstice entre le rideau et le mur. Régis fut réveillé en sursaut par le fracas d’un groupe d’hommes casqués et bottés déboulant dans sa chambre. Il était là, assis sur le lit, clignant des yeux, à observer d’un air hébété les supra-policiers ouvrir ses placards, mettre à bas les piles de linge, ouvrir les tiroirs et fourrager dans leur contenu. Celui qui avait deux étoiles dorées sur son casque se planta devant son lit.
- Nul n’est censé ignorer la loi. Donc vous savez que, dans le cadre du plan quinquennal de sauvetage des retraites, les relations homosexuelles sont interdites. On vous a vu hier soir au restaurant Étoile de l’Atlas…
Régis revit l’œil rond et froid de la caméra de surveillance au plafond de la salle de restaurant.
- … avec l’écocitoyen 1 72 04 29 025 896. Vous lui avez tenu la main sur la table. Vous êtes sorti en lui posant la main sur l’épaule. Ceci est contre la loi. Considérez cela comme un avertissement.
Les supra-policiers sortirent brusquement, laissant derrière eux un appartement dévasté et un homme sous le choc. Il avait oublié que les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur avaient un passe magnétique qui permettait de pénétrer dans n’importe quel appartement, dans le cadre de la loi pour l’amélioration de l’efficacité des premiers secours. Il avait oublié que des caméras surveillaient tous les lieux publics. Il avait oublié que l’homosexualité était interdite, car stérile, et qu’il était nécessaire de remplumer la pyramide des âges par le bas. Il avait tout oublié depuis qu’il avait vu les mains de Sergio manier ses outils d’ébéniste et caresser le bois poli, depuis qu’il avait vu les petits cheveux collés par la sueur sur sa nuque.
– – –
Comme une vidéo passée en boucle, même lueur grise aux rideaux, même fracas des hommes bottés. Mais cette fois, sans doute pour marquer le coup, en plus de fouiller les placards, les supra-policiers ont jeté Régis à terre et lacéré à coups de dague son oreiller et son matelas.
- Nul n’est censé ignorer la loi. Donc vous savez que, dans le cadre du plan quinquennal de sauvetage des retraites, les relations homosexuelles sont interdites. Votre puce a été repérée par l’ordinateur du ministère de l’Intérieur, ainsi que celle du citoyen 1 72 04 29 025 896, dans une chambre de l’hôtel de l’Univers hier après midi…
Régis avait pensé naïvement qu’une rencontre à l’hôtel serait restée anonyme. Il toucha machinalement le lobe de son oreille dans lequel était implantée la biopuce de géolocalisation. Et il se rappela la chaleur de la bouche de Sergio dans son cou, juste sous le lobe porteur de la puce, une chaleur qui l’avait embrasé tout entier et gonflé d’un désir furieux.
- … C’est contre la loi. Le Sida a été retiré des affections prises en charge par votre assurance maladie.
- Mais il est devenu impossible de trouver des préservatifs !
- Les préservatifs sont contre la loi, dans le cadre du plan quinquennal de sauvetage des retraites. Considérez cela comme le dernier avertissement !
– – –
La fois suivante, Régis ne sursauta même pas lorsque les supra-policiers firent irruption chez lui, il s’y attendait. Il avait, comme un défi, invité Sergio à passer la nuit chez lui. Sergio finalement était rentré avant l’aube, inquiet des conséquences de cet affront aux autorités, mais Régis avait la satisfaction d’avoir l’odeur de son amour imprimée dans ses draps.
- bla bla bla…
Régis n’écoutait même plus l’homme au casque étoilé, il souriait intérieurement.
- … C’est contre la loi ! Un tiers de votre salaire sera prélevé pour le plan quinquennal de sauvetage des retraites. Et les outils de l’écocitoyen 1 72 04 29 025 896 seront confisqués. Il devra travailler pour le ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Si vous deviez à nouveau contrevenir à la loi, vous seriez tous les deux emprisonnés !
– – –
Le lendemain, quand les supra-policiers débarquèrent chez Régis, suite à une alerte sur l’ordinateur du ministère de l’Intérieur, l’appartement était vide. Mais ils trouvèrent sur la tablette de la salle de bains un scalpel et deux biopuces souillés de sang.
03 décembre 2008
Brumes d'automne sur la Beauce
Je VEUX écouter le Salve Regina de Pergolese par Andreas Scholl
Futures récoltes moussant à peine, vert cru sur la terre nue
Ou champs éventrés, alignements de mottes grasses et luisantes
Sous-bois frileux tapissés de feuilles rousses
Grilles rouillées barbues de viorne grise
Murs de fermes en meulière, autistes, tournés vers l'intérieur

Bon d'accord, ma poésie à deux balles te fait bailler (ou peut-être même te fait rire...), alors remettons les pieds sur terre, redescendons à ton niveau... Sais-tu que si tu vas à Orléans, tu peux passer par Chilleur-aux-bois puis par Crottes-en-Pithiverais ? (j'ai rien inventé, regarde). Et après éventuellement à Bazoche-les-Gallerandes (mais peut-être que y a que moi que ça va faire ricaner bêtement)
Ca m'émeut quand même outrageusement de savoir qu'il y a 312 personnes dans ce bas monde, si tu leur demandes "Au fait où t'habites toi ?" elles te répondent "Crottes !".
Bon on est passé aussi près de Chalo-saint-mars, mais c'est moins rigolo (c'était juste un petit détour pour aller revisiter une ancienne page)

Erratum : ce que je croyais être de la viorne (plante grimpante dans les forêts qui donne des fleurs grises et duveteuses en automne) est en fait une variété de clématite, la Clematitis vitalba L., qui est une liane vivace à calice pétaloïde, étamines et carpelles insérés en spirale, androcée polystémone à déhiscence introrse et akènes à arêtes plumeuses (le vocabulaire botanique est intéressant aussi n'est-il pas ?)
14 novembre 2008
Andante
Une consigne d'écriture chez Impromptus Littéraires qui m'a inspirée... Ecrire en laissant divaguer son imagination sur la musique, j'adore !
Le soleil miroite sur la mer
À l’infini
Et l’été s’étire et se love
Dans les bras d’une plage blonde
Le ressac bleu et vert me berce
À l’infini
Et dans la dune je m’étire et me love
Entre tes bras
Photographie collection personnelle
29 octobre 2008
peur d'enfant
C’est en juillet 1969, au siècle dernier ma chérie, elle est en vacances chez ses grands-parents, à la campagne. Elle a ton âge, moins d’années que de doigts. Elle vient d’entendre aux informations du soir qu’un homme, un représentant de la race humaine, vient de poser le pied sur la lune. Elle s’assoit sur le perron et, le nez en l’air, se mouche dans les étoiles (ça ce n’est pas elle non plus qui l’a inventé, c’est un chanteur du siècle dernier chérie, un grand belge beuglant des textes délicats). Son grand-père s’assoit à côté d’elle, lui passe un bras autour des épaules et lui dit : « Tu te rends compte, chérie, que là haut, si loin, il y a des hommes ». Et là, elle a fondu en larmes, une crise inextinguible, des sanglots comme venus d’une marée sans fin au fond de sa poitrine où sautillait son petit cœur d’enfant. Je crois que c’est ce jour là qu’elle a pris conscience qu’elle ne comprendrait jamais la notion d’infini. Et aujourd’hui encore, parfois le soir son vieux cœur de mamie fait des soubresauts dans sa vieille poitrine à cette idée car elle n’a toujours pas compris. Mais quand elle te serre contre elle et enfouit son nez dans ton petit cou qui sent le bébé, elle commence à croire à l’infini de la vie, elle le veut !
Texte écrit pour un atelier d'écriture Télérama
Peinture par Lorette Beaulieu Daoust
20 octobre 2008
poison !
Suite à ta question de l'autre jour, je me suis un peu documentée sur la cigüe. La grande cigüe (ou cigüe tachetée) est une plante violemment toxique ; la petite cigüe (ou cigüe des jardins ou persil des chiens) l'est un peu moins. On les trouve assez fréquemment dans les haies, sur les talus et dans les champs. C'est une plante de la famille des ombellifères, comme la carotte, le fenouil, le persil (Oh commissaire, le persil, violemment toxique, vous galéjez ? ou aurais-je commis une épouvantable méprise ?...). La partie la plus toxique est la graine, spécialement quand elle est verte. J'ai bien regardé lors de nos promenades avec monsieur de K, je n'en ai pas vu. Je crois que la saison est trop avancée. Au printemps peut-être ?
D'ici là bien le bonjour à ton mari.
Je t'embrasse.
S.
Grande cigüe, ou cigüe tachetée, ou conium maculatum








