la-minute-encyclopédique

pensée du jour, écrits et images

06 octobre 2009

arobase

Le prétexte de cette page est tellement mince que j'en ai presque honte... alors pour me faire pardonner, je te donne une belle musique à écouter. L'arobase est un peu un tourbillon, non ? Alors écoute les tourbillons de Jean-Philippe Rameau par Mordecai Shehori ou le tourbillon de Marin Marais par Jordi Savall.

Je voudrais te parler de l'arobase, mais t'inquiète, je vais pas te raconter pour la Xième fois d'où ça vient, et pourquoi etc. (wikipedia fait ça bien mieux que moi) (non, pas mieux, t'as raison, mais il le fait).

Non, ce que je voulais partager avec toi, c'est que j'ai appris comment on appelait l'arobase dans d'autres langues, et je trouve ça très poétique :

- en suédois on dit kanelbulle (brioche à la cannelle) Kanelbulle

- en Israélien on dit strudel (aux pommes?) strudel (miam j'ai faim avec tous ces gâteaux !)

- en néerlandais on dit apestaart (queue de singe) babouche (spéciale dédicace à M. qui est très fan de Dora)

Y en a plein d'autres rigolos ici (hareng roulé, ver de terre, queue de cochon...)

Et en plus ça nous donne l'occasion d'aller faire un p'tit tour sur le site de la BNF qui est toujours aussi merveilleux !cannelle

Sauf que la BNF se gourre (il me semble) en traduisant kanelbulle par "bâton de cannelle" au lieu de brioche à la cannelle. Du coup l'erreur est répercutée (par exemple , ou , ou encore ). C'est vrai, qui ne ferait pas confiance à la BNF ? C'est vrai aussi que bâton de cannelle c'est parlant.

Bon, ciao ! (je t'avais prévenu, aujourd'hui je ne me suis pas foulée !) Du rab ? tiens : un p'tit article rigolo sur l'utilisation de l'arobase par les hispanophones féministes.

Posté par madamedekeravel à 11:50 - avec la langue - Commentaires [37] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 septembre 2009

Ils sont pas banals ces fours banaux !

Une de mes premières notes, pour laquelle j'ai une tendresse particulière (nostalgie quand tu nous tiens) avait pour sujet les bizarreries du pluriel JaseurBoreal(en français, hein, pas en breton). Et voilà que je me pose encore une question : banals ou banaux ?

Le plus étonnant de l'histoire, c'est que les sommités consultées (le dictionnaire Trésors de la Langue Française) me conseillent de ne pas trop me poser de questions et d'éviter d'utiliser cet adjectif au masculin pluriel !

Il est toute une série d'adjectifs en al qui ne sont pas usités au masculin pluriel ou dont le pluriel est mal défini. Pour cette raison, on évite d'employer ces derniers au masculin pluriel ; ce sont : astral, austral, banal, boréal, frugal, jovial, matinal, papal, pénal, pluvial, tonal, etc.

Non mais je rêve ! Depuis quand madame de Keravel fuirait devant la difficulté ? Souhaitant me conformer à l'usage le plus courant, je m'en remets au jugement de Salomon de Googlefight (ça faisait longtemps hein).

Sache donc, jeune écervelé, que les hommes, les faits divers, les articles sont plutôt banals, mais que les fours sont plutôt banaux (voilà pourquoi, coucou Etienne !),

banal banaux

que les igloos, les esquimaux et les rennes sont boréals mais que les jaseurs sont boréaux (c'est joli un jaseur boréal ! c'est celui que tu vois en portrait ci-dessus) et que tu trouveras 1140 thèmes astrals contre 62600 thèmes astraux (d'ailleurs la correction automatique signale une faute sur "astrals")

boreals jaseurs

Bon, et pour anals / anaux je ne vais pas faire de recherche... Amis de la poésie bonsoir !

Posté par madamedekeravel à 10:39 - avec la langue - Commentaires [28] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 août 2009

une crêpe aux cafards ? (beurk !)

J'aime me pencher sur un bel homme endormi pour l'embrasser l'étymologie et j'ai eu hier (ou avant-hier, mais peu importe) une espèce d'illumination (et c'était AVANT l'apéro, je précise à l'intention des habitués des commentaires désobligeants concernant ma tempérance) (spéciale dédicace à une belle Fée qui passerait par là) : j'étais en train de lire que "crêpe" en breton se dit krampouez et j'ai tout d'un coup pensé aux crumpets anglais. Tu connais pas ? c'est des petites crêpes épaisses, tu les passes au grille-pain et tu les tartines de beurre fondu et de marmelade d'orange. Et tu t'évanouis de plaisir !

Tiens, en parlant de plaisir, écoute ça ! Si Marin Marais avait connu les crumpets à la marmelade d'orange, il aurait intitulé cette pièce "Crumpets".

crumpets 
qui est passé par là et a mangé mes crumpets ???

Ce genre d'association (krampouez-crumpets) me remplit d'aise. Pas difficile à satisfaire la taulière hein ? C'est comme les petits jeux qu'on fait à l'école : "trouver les mots qui ressemblent à terre". Je crois qu'on appelle ça familles de mots pour pas effrayer les marmots avec le nom "étymologie" (spéciale dédicace à une belle maikresse Tortue qui passerait par là).

Et je ne peux pas conclure avant de t'avoir parlé d'une autre association de mots qui m'a fulgurée (comment ça ce mot n'existe pas ?...) alors que j'entendais parler de "la cucaracha" à la télé : cucaracha en espagnol = cockroach en anglais = cafard. Et j'ai appris par la même occasion que "la cucaracha" est un chant révolutionnaire. Tu le savais toi ? (spéciale dédicace à une belle mexicaine qui pourrait passer par là)

Une autre petite musique ? tiens ! (avec une spéciale dédicace à une belle violoncelliste qui passerait par là) pi une autre, allez ! un p'tit Charlie Parker ça se refuse pas !

PS : C'est fou ce que je connais comme belles filles moi hein !

Edit de plus tard : t'sais quoi, les bretons sont tellement compliqués qu'ils ont un mot spécial pour nommer la première crêpe, celle qui colle ; c'est kramp ar c'hi (littéralement crêpe pour le chien) et un autre pour désigner la dernière. J'invente rien, c'est .

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31 juillet 2009

les jeudis du port (où ça ? ben à Brest bien sûr !)

Tu m'aurais vue hier soir... t'en aurais pas cru tes yeux ! gesticulant en cadence avec un verre de bière dans un gobelet en plastique dans une main et un cornet de frites en papier se délitant sous la pluie dans l'autre, entourée de jeunes passablement imbibés (pas de pluie) pour certains. On croirait AbeilleBourbonpas comme ça, mais ça a été une super bonne soirée. Faut dire que la musique était bonne, et la compagnie triée sur le volet.

Tiens d'ailleurs en passant je suis allée chercher d'où vient cette expression, "trié sur le volet", tu le sais toi ?

Le volet était au 16e siècle une planchette de bois sur laquelle on triait les pois, les graines etc. C'est Rabelais, dans le Tiers Livre en 1546 qui a utilisé cette expression le premier : vous estes tous esleuz (élus), choisiz et triez [...] comme beaulx pois sus le volet.

Photographie monsieur de K

Là où ça se corse, c'est quand on cherche à savoir d'où vient ce nom et quel rapport avec le volet qui ferme nos fenêtres. Parce qu'il semble bien qu'il y ait deux objets différents qui portent le même nom (les dates sont celles mentionnées dans le dictionnaire Trésors de la langue française) :

pigeonnier- le volet qui sert à trier le grain : viendrait de volet = toile fine, partie volante d'une coiffe ou d'un heaume (1306), ce tissu ayant servi à confectionner des volets = tamis de toile pour trier le grain, et le nom a été gardé pour désigner une tablette de bois pour trier le grain (1546). C'est la théorie défendue ici.

- le volet qui ferme nos fenêtres : le volet était un petit colombier (1336) puis par extension une planchette qui fermait l'entrée du colombier ou pigeonnier (1690), puis un panneau de bois servant à occulter les fenêtres par l'intérieur (1606) puis par l'extérieur (1830) (avant 1830 les panneaux extérieurs s'appelaient des contrevents)

Mais en réalité, on pourrait penser que le volet = planchette de bois qui sert à trier le grain est cousin du volet = planchette de bois qui sert à fermer le pigeonnier, et on court-circuite donc le tissu qui vole au vent... Compliqué l'étymologie !

Du coup j'avais rangé cette page dans la catégorie Kartepostale mais je l'ai requalifiée en "avec la langue".

Posté par madamedekeravel à 21:34 - avec la langue - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 juillet 2009

virgule

J'ai déjà écrit sur la ponctuation et les signes diacritiques (j'adore ce mot !) : le point virgule, l'accent circonflexe, la virgule (si si, cherche bien, je parle de virgule dans cette page), mais je viens d'avoir un flash à la lecture d'une phrase et je crois qu'il faut que je te reparle de la virgule.ZazaNapoli

D'abord j'ai lu :
je suis une femme, d'habitude.

MarielleLequesnoyblanc

Puis j'ai remis mes lunettes et j'ai lu :
Je suis une femme d'habitude.

D'où l'importance de la virgule.

Un autre exemple ? Bien ! Imagine toi un groupe de personnes déterminées qui font la grève de la faim sur le trottoir devant le ministère de la culture pour que madame de K soit élevée au rang de chevalier des arts et des lettres. Compte-rendu des journalistes nombreux venus couvrir l'événement pour toutes les télévisions de la planète :

"Les commentateurs du blog la minute encyclopédique, qui soutiennent madame de K, sont très déterminés à obtenir le couronnement de leur idole" : tout va bien, tout le monde est là !

"Les commentateurs du blog la minute encyclopédique qui soutiennent madame de K sont très déterminés à obtenir le couronnement de leur idole" : et là, tout d'un coup, juste à cause de l'absence de deux petites virgules, certains commentateurs ont déserté leur poste. Qui ? je veux des noms ! ma vengeance sera terrible !

Pour compléter ta lecture, un petit extrait de L'élégance du Hérisson de Muriel Barbery proposé par Miss Tortue.

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22 juin 2009

inuit inuits inuk inuks

inuitFemmeUne petite page vite fait. Ben ouais vite fait : c'est lundi matin, tout redémarre, les ouvriers montent aux échaffaudages et moi je suis là à glandouiller devant mon ordi et à me poser des questions tordues. Enfin plutôt c'est mademoiselle Mifa qui me les pose les questions tordues : étant donné que inuit est dans la langue inuktitut le pluriel de inuk, doit-on mettre un S à des inuits en français ?

Ben figure-toi que la réponse n'est pas si simple !...

Théoriquement, on devrait dire un inuk, des inuit (et même, s'ils sont deux seulement, des inuuk !). Si ! je t'assure ! c'est écrit .

Mais l'Académie Française a dit que les noms d'origine étrangère devaient être francisés et qu'on devait leur appliquer les règles du pluriel français (le texte officiel et une version résumée).

Nos amis canadiens francophones (qui ont certainement plus queinuitCombat nous l'occasion d'utiliser ce mot) sont beaucoup plus précis et donnent davantage d'exemples. Mais ils disent aussi que les savants peuvent employer la version savante (un inuk, des inuit). Alors choisis ton camps camarade ! Moi je crois que je resterai à des inuits (pour faire mentir ceux qui pensent que je suis une vieille réac au niveau de l'orthographe). C'est aussi le parti qu'a pris mon camarade Hagège.

Et comme d'habitude, je laisserai le mot de la fin à googlefigth (mais c'est serré hein !) :

Ça me rappelle une page que j'avais écrite au tout début de ce blog sur les paparazzi (sans S) remember ? Là non plus l'affaire n'est pas règlée...

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09 mai 2009

chauviniste !

Sortez vos cahiers d'anglais ! pubBMW

Tu savais que chauvinist en anglais ça veut dire machiste ? Je l'ai découvert en visitant ce site déjanté et très 2e degré (j'espère !). En réalité, le mot de chauvinist a pris le sens particulier de male chauvinist seulement récemment. Pour dire chauvinisme, les anglophones utilisent plutôt le mot jingoism. Ça vient d'une chanson qui dit :

We don't want to fight but by Jingo if we do
We've got the ships, we've got the men, we've got the money too

et "by jingo" est un minced oat pour "by Jesus". Minced oat c'est quand tu dis un mot pour un autre qui est religieusement incorrect, comme "morbleu" au lieu de "mort Dieu". (définitions à tiroir !)

En français, chauviniste vient "du nom de Nicolas Chauvin, type du soldat patriote naïvement exalté des armées du premier Empire, mis en scène par Cogniard dans la valiseCocarde tricolore" (d'après le dictionnaire Trésor de la langue française). Il y a des mots comme ça dont on ne sait plus du tout qu'ils sont des antonomases, comme boycott, remember ?

Mais bon, tu te doutes que pour rester ami avec la tenancière, tu ne dois être ni chauviniste, ni machiste, ni fildeferiste, mais c'est une autre histoire...

Maintenant l'heure est venue que je t'annonce une très mauvaise nouvelle : il va falloir que tu te passes de moi pendant une semaine (qui a dit "encore !"). Mais je sais que tu peux prendre sur toi et affronter les vicissitudes de la vie !

Posté par madamedekeravel à 22:25 - avec la langue - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mai 2009

Réponses à 3 questions à 50 centimes chacune

delphiniumun peu de musique pour bercer ta lecture ?

Si tu croyais bêtement (comme moi) que le Dauphiné portait ce nom parce qu'il était le fief des fils aînés des rois de France, je viens te remettre dans le droit chemin, ô vil manant ! Et t'expliquer que c'est l'inverse vois-tu :

Pourquoi le Dauphiné s'appelle Dauphiné ? Parce que Dauphin était le deuxième prénom des comtes de Viennois et comtes d'Albon (depuis Guigues IV Dauphin 1110-1142, tu vois ça ne date pas d'hier) dont le fief avait pour capitale Grenoble, et qui étaient souvent en bisbille avec les comtes de Savoie. La seigneurie d'Albon et du Viennois fut par la suite appelée Dauphiné. Et maintenant tu sais pourquoi il ne faut pas mettre Dauphiné et Savoie dans le même sac.

Pourquoi le fils aîné du roi de France s'appelle le Dauphin ? En 1349, Humbert II du Viennois avait vendu le Dauphiné au roi de France, à la condition que l'héritier portât le titre de dauphin.

Pourquoi la Dauphine s'appelle la Dauphine ? dauphine(rien à voir, mais on peut se poser la question) (ou au moins permettras-tu que je me la pose) D'après le site officiel de Renault: "En 1956, la Dauphine succède à la 4 CV mais ne la remplace pas. Son nom, Dauphine, justifie sa place d’héritière."

Et enfin, chère Delphine, sache que ton prénom vient du latin delphinus = dauphin, qui lui-même vient du grec δελφίς. Le dauphin était l'animal représentant Apollon, et comme la ville de Delphes était le sanctuaire principal d'Apollon, l'animal prit le nom de la ville (à moins que ce soit l'inverse, va savoir ?...). Sache aussi que le delphinium (dont le bouton ressemblerait à un dauphin) est la fleur préférée de monsieur de K, mais n'espère Armoiries_dauphinepas en tirer avantage (c'est MOI qu'il préfère !).

Curiosité : en héraldique, dauphin vif = gueule close et dauphin pâmé = gueule béante (t'as pas la gueule béante quand t'es pâmée toi ?) La description du blason du Dauphiné est "écartelé : au premier et au quatrième d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au deuxième et au troisième d'or au dauphin d'azur crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules" mais il ont oublié de dire qu'il est pâmé le dauphin !

Autre curiosité : le dauphin a un nom très semblable dans beaucoup de langue :
allemand : Delphin - anglais : dolphin - catalan : dofí - danois : delfin - espagnol : delfín - espéranto : delfeno - féroïen : delfin - grec : δελφίνι - italien : delfino (it)* - néerlandais : dolfijn - norvégien : delfin - portugais : delfim.
Il n'y a guère qu'en japonais 海豚 que la sonorité ne se retrouve pas !

Le petit malin que j'entends chuchoter au fond de la classe "Et Veermer de Delft ?" restera en colle 3 heures mercredi après-midi !

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10 mars 2009

boucher ou boulanger

CulturePalmierHuileLa semaine dernière, j'ai failli m'étouffer de rire en lisant un article dans T** (tu sais, le journal de bobo) : dans un reportage sur l'acquisition de terres par des pays riches mais petits dans des pays pauvres (sale sujet d'ailleurs, mais j'ai pas la tête à me faire du souci en ce moment, je préfère rester frivole) dans cet article donc on interviewait un ingénieur agronome qui s'appelle monsieur Marc Dufumier. Ben voilà ! il en faut pas plus pour me réjouir ! (ceci dit je suis bien consciente que c'est très moche de se moquer, et en plus de se moquer d'un nom).

Mais ça m'a permis de découvrir une nouvelle science : l'aptonymie (à ne pas confondre avec l'haptonomie), qui est la traque, par tous les moyens légaux, de gens qui ont des noms prédestinés (ou en d'autres termes des gens dont tu peux te moquer si t'es un sans coeur). Ce mot, aptonyme, je l'ai appris sur ce blog (rendons à César etc.).boucherJeanYanne

C'est ainsi que je suis partie farfouiller dans les pages jaunes. Sans doute seras-tu réjoui d'apprendre que j'ai trouvé

  • un boucher nommé Levau à Antrain
  • un monsieur Masson, maçon à Saint Malo
  • un docteur Bohbot à Ormesson
  • une boulangerie Boucher à Les Mesnuls
  • et une boucherie Boulanger à Charlieu (les deux derniers, pour être tout à fait précis, ce sont des contraptonymes !)

J'ai aussi trouvé dans les pages blanches deux messieurs Belverge, mais je ne sais pas quelle est leur profession...

Ensuite, au lieu de passer bêtement des heures sur le site des pages jaunes, j'ai trouvé un site où t'as un tas d'exemples.

opticien biologiste bienfaiteur
Décidément, ma page inspire les lecteurs !
J'affiche 2 nouvelles photos, donc il y en a maintenant 2 de Papet Croûton et 1 de Tilu
(et pour celle de Tilu, si t'arrives pas à lire, ben comme d'hab, tu cliques !)

cetautomatixA propos de noms de famille, savais-tu que 20% des noms de famille sont dérivés de noms de métiers, contre 46% qui sont des noms de baptème (n'est-ce pas, monsieur Marie), 18% des caractéristiques physique ou morales (pas vrai, monsieur Leborgne) et 11% des noms de lieu (hein, madame de Keravel).
Donc foison de Lefebvre / Lefebure / Faivre / Fabre (du latin faber = forgeron), Meunier, Mercier, Marechal et Boulanger (dont certains sont bouchers donc !). Et pareil à l'étranger avec les Taylor (tailleur), Müller (meunier) ou Schmidt (forgeron). Et si tu veux tout savoir sur les noms d'origne bretonne, relis tes classiques !

Pour conclure (qui a dit "ouf !" ?...) si on dit qu'à la foire il n'y a pas un seul âne qui s'appelle Martin, c'est pas pour rien : Martin est de loin le patronyme le plus fréquent en France, devant Bernard, Thomas et Petit. Marrant... alors que j'aurais cru que les plus fréquents seraient Dupont (22e) Durand (7e) Dubois (8e). La suite ici.

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09 janvier 2009

néologismes journalistiques

YeuxMoustakiavec mes mains de maraudeur, de musicien et de voleur

Je sais pas si tu as remarqué, mais y a des mots comme ça qui surgissent (par choix ? par erreur ? par hasard ?) dans la bouche d'un journaliste, et tout d'un coup on les entend partout, dans les journaux télévisés, à la radio, sur internet.

L'été dernier (ou était-ce celui d'avant) on n'entendait parler que des incendies qui étaient fixés par les soldats du feu (tiens par exemple). Mais de mon temps ma brave dame (là c'est mode "mamie de K" ON) on disait tout bêtement qu'un feu avait été maîtrisé, ça avait un petit air martial et fiérot. Alors pourquoi aller inventer autre chose ?renard2

Et ces derniers jours de grand froid où les SDF tombent comme des mouches, on nous parle des bénévoles d'associations ou du SAMU social qui maraudent à la recherche des sans-abri en danger. Ben je suis désolée, mais marauder ça n'a jamais voulu dire "chercher". Le dictionnaire Trésor de la Langue Française dit à propos de maraude : Vol de denrées alimentaires, en particulier de fruits, légumes, volailles, dans les champs ou dans une ferme, par extension action de rôder à la recherche de denrées alimentaires ou de menues choses à chaparder. Tu vas pas me dire que ces gens cherchent les SDF pour les becter ! Hein ?... (de toute façon j'ai raison, toujours, demande à monsieur de K)

On aurait pu ajouter à cette liste de néologismes le terme "croissance négative" mais je crois que je t'en ai déjà parlé.

Pendant que t'es là, j'ai autre chose à te dire : j'ai été taguée... D'habitude je ne fais pas ce qu'on me dit de faire (demande à monsieur de K) pour les tags je veux dire. Là j'ai trouvé l'idée sympa, et qui plus est le jeune homme est charmant... Alors il s'agit de te dire ce que j'écoute en ce moment. J'ai fait plus large, j'ai concocté une petite (mais ça fait quand même 2 jours que je farfouille dans deezer pour trouver mes morceaux préférés, et y en a plein que j'ai pas trouvés...) liste de certaines de mes musiques préférées et si ça te dit de passer un bout de temps en ma compagnie pendant que tu fais du repassage ou que tu écris (ou autre... je veux pas le savoir...) clique la d'sus !

Et comme le but du jeu du tag c'est de refiler la patate chaude, je transmets à Pepina et La Fée (hé hé) et si d'autres se sentent inspirés, qu'ils se fassent connaître les bougres ! (dans les commentaires, ouais, bonne idée !)

Posté par madamedekeravel à 18:38 - avec la langue - Commentaires [28] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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