Qui se ressemble s'assemble ! J'ai lu, par pure coïncidence à deux jours d'intervalle, deux textes qui se ressemblent mais sont aussi très différents. L'un est doux et tendre comme une jeune fille évaporée ; l'autre est vindicatif et conquérant comme un amant pressé. L'un à côté de l'autre, ils se répondent et se regardent dans les yeux.

Nuit de Chine, nuit câline...

blanc

RousseauHenri Vincenot - La Billebaude - 1978

L'obscurité arrivait, lente, digne et fière. On la voyait monter au flanc du mont Roger, elle hésitait, puis gagnait la combe, lentement, avec ses voiles sombres flottant. Elle s'étendait doucement sur les près du bas de la montagne et repliait son écharpe sur le village pour se glisser dans les chambres et dans la grande salle.

blanc

Marie-Hélène Lafon - L'Annonce - 2009 VanGogh

La nuit de Fridières ne tombait pas, elle montait à l'assaut, elle prenait les maisons, les bêtes et les gens, elle suintait de partout à la fois, s'insinuait, noyait d'encre les contours des choses, des corps, avalait les arbres, les pierres, effaçait les chemins, gommait, broyait...

PS : va faire un tour sur Fast-Portraits (clic - colonne de droite) : c'est le jour et la nuit !