Tiens, avant de commencer, je te propose d'écouter une chanteuse que je viens de découvrir, Sheila Chandra. Si tu n'aimes pas, va chez l'ORL, tu dois avoir un problème d'audition !

navajo1Je disais donc, avant que tu m'interrompes de manière grossière, que le côté dictionnaire de l'amoureux m'indisposait quelque peu, le côté mise en rondelles. Cela correspond trop (pour être honnête) à la vie actuelle : pas le temps, vite vite ! fast-food, fast-portrait, épisode de série de 50 min, flash info, week-end à Rome et tutti quanti. La lecture sur internet est particulièrement révélatrice de ce tempo, où la page doit être courte et percutante (comme sur la Minute Encyclopédique, tu vois comme je suis dans l'air du temps !). Le livre-dictionnaire se formate sur cette vie. J'eusse préféré un exposé construit, une table des matières déroulant lentement la logique du raisonnement et de la réflexion du sieur Hagège, qui a l'air d'en avoir beaucoup (du raisonnement et de la réflexion). Mais bon, puisque la mode est au dictionnaire...

Une petite citation pour la route ?navajo2
À l'article Navajo (langue des indiens du même nom) : (...) beaucoup de verbes usuels n'ont littéralement pas d'expression en soi. Ainsi, alors que la plupart des langues ont un verbe "donner", le navajo (...) propose une vingtaine de verbes différents selon que l'on donne un objet souple, comme une lanière, long, comme un bâton, susceptible d'être rassemblé en paquet, comme du foin (...). L'étude des langues nous apprend à embrasser (j'attends le comm idiot de la Fée) la diversité des modes d'appréhension du monde : ce qui paraît insignifiant aux uns est capital pour les autres, ce que la langue des uns ne mentionne même pas, celle des autres en décrit sans répit les plus menus détails.

Sinon j'avais déjà parlé de dictionnaire, tu te rappelles ?

photographies anciennes d'indiens navajos copiées