Il y a certaines demoiselles (Coumarine, Med'Céline, Pakita, Catherine) qui ont décidé d'organiser une semaine coquine dans la blogosphère, et je trouve ça absolument inconvenant !

Il a dit "Bon ! je vais préparer le dîner !" Je me suis installée dans un coin de la cuisine avec un verre de bourgueil et je l'ai dévoré des yeux.brioche

Il avait relevé ses manches au dessus du coude et enlevé montre et bagues ; ses avant-bras et ses mains étaient nus et comme davantage vivants.

Il a d’abord pétri la pâte pour la brioche. Ses doigts s’enfonçaient dans la masse molle et blanche. Il la roulait en appuyant et la pâte élastique faisait un bruit mat lorsqu’il la jetait sur la planche.
Il a coupé en petits dés le cédrat confit. Les morceaux de fruit collaient au couteau et à ses mains. Il a léché le bout de ses doigts d’une langue gourmande et en sortant de ses lèvres ses doigts faisaient un petit bruit de baiser mouillé.
concombre

Pendant que la pâte levait, il a pris le rôti et avec un couteau pointu il a ouvert de petites fentes pour insérer des pointes d’ail, les poussant d’un doigt ferme profondément dans la chair. Puis il l’a enduit d’huile d’olive. Ses mains glissaient dans un mouvement de va-et-vient lent et appuyé sur la masse ferme et rose, enserrée dans une résille.

Il a allumé le four et l’air dans la cuisine a commencé à devenir plus chaud que celui de la terrasse assommée de soleil. Des perles de sueur se sont formées sur son front qu’il a commencé à essuyer d’un revers de son avant bras. Le col de son tee-shirt s’auréolait d’une tache sombre qui s’élargissait, et son odeur animale s’est mélangée à celle de l’ail et du levain.
Il a pelé les pommes de terre d’un mouvement caressant et répétitif, puis les a passées sous l’eau en les frottant fermement pour enlever les traces de terre. Et il les a coupées en quartiers d’un geste sec et mécanique.mayonnaise

Une fois le rôti enfourné, il a lavé et essuyé le concombre avec des gestes doux et l’a coupé en tranches fines. Il a préparé une mayonnaise ; le battement rythmé de la fourchette contre le bol jouait une petite musique envoûtante. La sauce crémeuse prenait de la vigueur à chaque battement.

Enfin il s’est lavé les mains en les frottant longuement sous le jet et s’est passé de l’eau sur le visage, comme pour refroidir les ardeurs allumées sur ses joues. Ne trouvant pas le torchon, il s’est essuyé les mains sur les fesses de son jean. Puis il a attrapé mon verre, bu le fond de vin qui restait, léché la dernière goutte sur le bord du verre. Et il a dit « Bon, il reste une heure avant que le rôti soit cuit. On fait quoi ? »