free music

blanc
Hier je regardais un reportage à la télé sur une exposition sur Boubat, et le journaliste dit "Boubat est le photographe du bonheur". Et là je me dis in petto (non Y. ça veut pas dire que j'ai des flatulences ...) : mais oui ! bien sûr ! c'est ça la difficulté ! être le photographe du bonheur c'est bien plus difficile que d'être le photographe du malheur. boubat

C'est comme pour l'écriture ou le cinéma. C'est facile d'écrire le malheur, facile d'émouvoir dans les chaumières en suivant la survie d'un pianiste dans le ghetto de Varsovie (quel film ! j'en n'ai pas dormi de la nuit !). Facile d'indigner tout le monde avec une photo de petite fille vietnamienne qui court nue pour fuir les bombes au napalm.

Mais partager du bonheur, alléger le coeur de ceux qui te regardent ou qui te lisent, contribuer à ce que les gens passent une bonne journée en se disant "c'est beau la vie", ça c'est bien plus difficile ! Parce que le bonheur est subjectif, intime, personnel, polymorphe et mouvant. Mais savoir donner du bonheur, c'est de l'art. Et moi j'aimerais bien être la blogueuse du bonheur !

J'ai déjà parlé de Boubat (remember ?) et c'est drôle que ce soit à propos du bonheur déjà (même s'il est en lambeaux).