Honoré de Balzac - Physiologie du mariage (1829) - Méditation XII : Hygiène du mariagebalzacMisogyne

Résumé du début du chapitre :
Si le mari veut être tranquille (et surtout éviter le déshonneur ultime : les cornes de cocu), il doit affaiblir sa femme, soit en la mettant à la diète (des légumes, pas de viande, ou un peu de viande blanche), soit en l'incitant à l'inaction, aux bains chauds. En cas de femme trop énergique, la fatiguer en lui permettant de pratiquer la danse.

Là, il nous semble entendre des gens timorés et à vues étroites, s'élevant contre notre hygiène au nom de la morale et des sentiments.
La femme n'est-elle donc pas douée d'une âme ? N'a-t-elle pas comme nous des sensations ? De quel droit, au mépris de ses douleurs, de ses idées, de ses besoins, la travaille-t-on comme un vil métal duquel l'ouvrier fait un éteignoir ou un flambeau ? Serait-ce parce que ces pauvres créatures sont déjà faibles et malheureuses qu'un brutal s'arrogerait le pouvoir de les tourmenter exclusivement au profit de ses idées plus ou moins justes ? Et si par votre système débilitant ou échauffant, qui allonge, ramollit, pétrit les fibres, vous causiez d'affreuses et cruelles maladies, si vous conduisiez au tombeau une femme qui vous est chère, si, si, etc.

Voici notre réponse :
Avez-vous jamais compté combien de formes diverses Arlequin et Pierrot donnent à leur petit chapeau blanc ? Ils le tournent et retournent si bien, que successivement ils en font une toupie, un bateau, un verre à boire, une demi-lune, un béret, une corbeille, un poisson, un fouet, un poignard, un enfant, une tête d'homme, etc.
Image exacte du despotisme avec lequel vous devez manier et remanier Valérie Mairesse et François Morel dans 'Mais n'te promène donc pas toute nue' de Feydeauvotre femme.

La femme est une propriété que l'on acquiert par contrat, elle est mobilière, car la possession vaut titre ; enfin, la femme n'est, à proprement parler, qu'une annexe de l’homme ; or, tranchez, coupez, rognez, elle vous appartient à tous les titres. Ne vous inquiétez en rien de ses murmures, de ses cris, de ses douleurs ; la nature l'a faite à notre usage et pour tout porter : enfants, chagrins, coups et peines de l'homme.

Ne vous accusez pas de dureté. Dans tous les codes des nations soi-disant civilisées, l'homme a écrit les lois qui règlent le destin des femmes sous cette épigraphe sanglante : Vae victis ! Malheur aux faibles !
Enfin, songez à cette dernière observation, la plus prépondérante peut-être de toutes celles que nous avons faites jusqu'ici : si ce n'est pas vous, mari, qui brisez sous le fléau de votre volonté ce faible et charmant roseau, ce sera, joug plus atroce encore, un célibataire capricieux et despote ; elle supportera deux fléaux au lieu d'un. Tout compensé, l'humanité vous engagera donc à suivre les principes de notre hygiène.

Je n'ai pas lu tout le livre (360 pages ...), j'ai picoré. J'ai parcouru aussi la préface et l'introduction.

Et je n'arrive pas à déterminer si c'est du ou du !

Je suis donc mi- mi- ...