Encore un miracle à porter au dossier de la béatification de John P0l two : cet après-midi, alors qu'elle faisait la sieste en pensant très fort à John P0l two, Thérèse a ressenti un éclair fulgurant la traverser et, comme si son ventre était un lac dans lequel on avait jeté une pierre, des cercles concentriques sont allés mourir aux confins de son corps en provoquant des ondes de plaisir mystique.

Je lui passe le micro :
« Je voyais près de moi, à ma gauche, un ange dans sa forme corporelle, ce qu’il ne m’arrive de voir qu’exceptionnellement […] L’ange n’était pas grand, plutôt petit, d’une grande beauté, son visage très enflammé le désignait comme des plus élevés, qui semblent tout embrasés […] Je voyais dans ses mains un long dard en or, avec, au bout d’une lance, me semblait-il, un peu de feu. Je croyais sentir qu’il l’enfonçait dans mon cœur à plusieurs reprises, il m’atteignait jusqu’aux entrailles, on eût dit qu’il me les arrachait en les retirant, me laissant tout embrasée d’un grand amour de Dieu. La douleur était si vive que j’exhalais ces gémissements dont j’ai parlé, et la suavité de cette immense douleur est si excessive qu’on ne peut désirer qu’elle s’apaise […] ».
Thérèse d’Avila, Autobiographie

Pour dire la vérité, je voulais écrire un texte olé olé pour me gausser (vilaine que je suis !) mais je n'ai pas eu besoin ... les écrits réels de la sainte sont assez parlants ! Et les statues de Bernini enfoncent le clou, si j'ose m'exprimer ainsi ...

Je m'aperçois, en faisant des recherches pour illustrer cette page, qu'il semblerait que Dan Brown dans "Anges et démons" ait copié sur moi ... et ait parlé des bizarres extases mystiques illustrées par Bernini, dit Le Bernin (sculpteur italien de la période baroque). En tout cas je n'ai pas lu son livre et si quelques égarés tombent sur mon blog en tapant son nom dans gougueule, tant mieux ...

ps : une suite ?